L’équipe
Québec Saint-Casimir

Fêtes d’hiver 2026
Camille et le dernier lacet
Un vieil homme cordonnier, voyant son métier s’effacer dans un
monde trop pressé, poursuivait son œuvre dans le silence de son atelier.
Camille, une souris discrète mais attentive, avait passé sa vie à
l’observer réparer des centaines de bottes.
Chaque geste empreint de soin et de mémoire.
Un jour, elle retrouva une botte abandonnée. Elle retira le lacet, l’enroula
comme un souvenir précieux, puis glissa sa queue dans chacun des œillets.
Devenant le lien vivant entre mémoire et mouvement.
Elle ne la répare pas, certes… mais elle nous raconte. Dans chaque
boucle, elle tisse l’histoire d’un métier presque oublié.
Cette allégorie se veut une ode à la mémoire du geste, à l’artisan du
village, à l’art de faire durer ce qui nous entoure plus longtemps….
Au tout début



D’hiver en hiver



De projet en projet



Première réalisation – Carnaval de Québec
International de sculpture sur neige, volet relève 1998
Une simple question lancée par un ami proche : « Ça te tente de participer avec moi au volet relève du Carnaval? » J’avais vingt ans, et tout mon temps, il faut croire…
C’est sur cette invitation toute simple qu’un parcours beaucoup plus vaste s’est mis à se dessiner, bien au‑delà de ce que mon intuition aurait pu imaginer.
Ce weekend, deux sculpteurs, artistes en devenir, se sont présentés sur la Grande Allée devant leur tout premier bloc de neige. Armés de quelques ustensiles de cuisine, de pelles de jardin et de la certitude d’avoir accompli quelque chose d’exceptionnel, ils ont réalisé leur première sculpture éphémère. C’est d’ailleurs cette expérience fondatrice qui m’a convaincu de récidiver. Chaque fois que l’occasion se présentait, je la saisissais. C’est ainsi que j’ai pu participer, en 2002, à la Fête d’hiver de Saint‑Jean‑Port‑Joli. Depuis, j’y ai pris goût plus sérieusement, plus profondément. Comme si ce premier bloc avait ouvert une porte que je n’ai jamais voulu refermer. Depuis, je ne compte plus les projets réalisés. Je ne compte plus les amitiés créées. Je ne compte plus les sourires ni les yeux brillants des passants. Les nombreuses rencontres et discussions, malgré le temps qui file, restent gravées en moi. À mes yeux, c’est un privilège réel de pouvoir performer sur des blocs de neige plus grands que soi. De réaliser des œuvres éphémères et monumentales, pour l’espace d’un instant… Selon moi, c’est précisément cet instant qui définit notre démarche.
C’est pour cet instant que nous réalisons nos projets. C’est un art vivant. Il faut le vivre, aller à sa rencontre. Il témoigne de notre époque, de nos valeurs, de nos ambitions… D’hiver en hiver, nous écrivons l’histoire de ce mouvement qui, malgré nos racines, demeure insaisissable.
Merci à mon ami qui, à l’automne 97 m’a interpeller pour l’accompagner et ma offert ce privilège. Nous l’avons fait notre sculpture
– Gabriel –



